Jeudi 15 juillet. Ca y est, c'est le jour du retour. Les cartons sont partis deux jours avant par UPS (moyennant une somme outrageusement élevée, mais il y en avait dix qui pesaient de 50 à 90 livres, pardon, de 20 à 40kg). Petite angoisse hier soir lorsqu'une nana d'UPS a téléphoné vers 10pm, toute inquiète du contenu des cartons. J'ai faxé ce matin une attestation que ces biens nous appartenaient, au cas où ils imaginent un trafic de jeans et de bouquins entre Princeton et Rennes. Soirée agréable avec Priscilla, Omit et leurs enfants, Saskia et Armand hier soir, à peine troublée par ce coup de téléphone.
Ce matin, la voiture a été donnée à l'Armée du Salut. J'ai gagné $500 de réduction d'impôts, que je n'ai pas à payer. Mais personne ne voulait de cette magnifique caisse. La maison est vidée, à peu près nettoyée. Restent quelques objets que nous ne pouvons pas ramener — une yaourtière, les patins à glace de Gabriel, trop petits, une cafetière, etc.
À 4pm, Garry arrive ; il doit nous conduire à l'aéroport avec son van. Petite inquiétude lorsqu'il découvre que nous avons trois enfants et que tout pourrait ne pas passer. Il se débrouille comme un chef et nous partons pour 3h de route jusqu'à New York—JFK. Il choisit une radio d'enfer, républicaine à souhait, protestant contre l'administration qui, bientôt, via la Sécurité sociale, nous empêchera de manger ce qu'on veut quand on veut, ou contre NBC qui refuse de diffuser un spot contre la mosquée de Ground Zero...
L'enregistrement des bagages se passe sans encombre : 4 valises, un sac d'escrime (rempli d'affaires d'escrime et de tout ce qui est trop long pour passer ailleurs, comme le rouleau de posters), un siège auto (qui avait fait le voyage dans l'autre sens et que nous avons utilisé en toute illégalité), et la poussette de Madeleine. Le passage à la sécurité ne pose pas plus de problème si ce n'est que la petite valise de Laure (qui contenait deux statues) a dû être ouverte et a subi un test de détection d'explosifs, on ne sait pas bien pourquoi. Pas mal d'attente, cafétéria pourrie pour manger un peu car nous n'avons embarqué que vers 10pm, avec près d'une heure de retard. Madeleine hurle tant qu'elle doit être attachée, mais une fois qu'elle peut s'allonger et dormir, on ne l'entend plus. Gabriel regarde Percy Jackson and the Olympians, Éléonore How to train your dragon et moi Avatar (eh oui, j'avais réussi à échapper à la version Imax 3D, mais c'était pour mieux succomber à l'écran LCD 7"). Laure dort plus ou moins.
Arrivée à Londres en retard, vers 9h du matin, nous n'avons plus que 20 minutes pour attraper l'avion suivant. Sourire à tous les contrôles de transit, on double tout ce qu'on peut à la sécurité... pour avoir le temps de repasser mon sac (ils voulaient que je sorte toute l'électronique, pas juste l'ordinateur comme demandé partout ailleurs), et arrivée au pas de course à la porte d'embarquement. Trop tard, dit l'hôtesse... Quelques larmes et nous embarquons quand même.
Arrivée à Paris une bonne heure après. Longue queue (désordonnée, welcome back) pour pouvoir montrer son passeport à un policier plutôt zélé qui vérifie consciencieusement toutes les têtes. Puis attente des bagages... jusqu'au moment où nous comprenons que nos bagages n'ont pas couru aussi vite que nous à Londres. Ils nous parviendrons ultérieurement, par Chronopost. Petite inquiétude encore car je ne retrouve plus les talons d'enregistrement (je les ai probablement perdus avec les billets du vol JFK-Londres lors de la course londonienne). Avantage : le voyage suivant est plus facile. Nous embarquons en TGV à 15h15 et arrivons à Rennes à 18h35.
Là, Benoît nous attend et nous emmène à la maison. On y retrouve Catherine un peu plus tard et on passe une bonne soirée avec ces amis très chers qui nous ont accompagné toute l'année malgré l'éloignement. (Leurs enfants ne sont pas là: Coline est à Bénodet, Marie... à Seattle!)
On s'installe le week-end. Marché des Lices le samedi matin. On déballe, on trie ce qu'on avait laissé et qu'on n'avait pas — pourquoi diable ! — mis directement à la déchèterie. Les valises arrivent le lundi matin, les caisses UPS le mardi. Petit moment d'énervement : on avait oublié comme les villes françaises peuvent être mortes le dimanche... impossible de trouver un glacier ouvert (pour couronner le tout, une petite enquête ultérieure montra qu'il n'y a quasiment pas de glacier digne de ce nom à Rennes). Visite de la biennale d'art contemporain (très décevante).
Lundi matin. Mauvaise surprise avec les valises. J'avais mis dans l'une d'entre elles une petite mallette avec du matériel informatique : un vieux Mac Mini, des disques durs externes, divers chargeurs d'appareils électroniques. Évidemment, cette mallette a disparu entre New York et Rennes. Par chance, je porte toujours sur moi un disque dur externe avec toutes les photos que j'ai faites depuis 2004. Mais le reste des données est perdu :-(.
Gabriel et Éléonore retrouvent très vite des amis. (Pas pour longtemps pour Éléonore, car elles partent toutes en vacances...) Madeleine prend ses marques. Visite chez l'assistante maternelle qui ne s'occupera pas de Madeleine l'année prochaine (trop de trucs ne vont pas), on en trouve une autre très bien... pour laisser Madeleine chez Patricia qui s'occupait déjà d'elle il y a un an car elle nous apprend qu'elle a finalement une place. Quelques belles soirées avec des amis aussi. Deux superbes journées à La Rochelle avec Nathalie (ma sœur), Christophe et leurs enfants.
Deux semaines ont passé. Passées à réemménager la maison, prévoir les gros travaux que nous allons faire cet été avec l'aide de Julien, un collègue et cependant ami, fidèle lecteur de ce blog.
C'est d'ailleurs probablement le dernier message de ce blog.
We're back.
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So welcome back ... and happy lughnasadh !
RépondreSupprimerWelcome back - et courage pour la rentrée et la gueule de bois post-Usa (figures-vous que les magasins ne sont pas plus ouverts 24/24 que les glaciers le dimanche, on croit rêver !).
RépondreSupprimerBises