jeudi 22 juillet 2010

Trip to Washington

Nous avons attendu les derniers jours de notre séjour à Princeton pour visiter Washington et, pour bien faire, nous y sommes allés le week-end du 4 juillet, jour de la fête de l'Indépendance américaine. Pour l'occasion, nous avons troqué notre bonne vieille Hyundai contre une voiture de location un peu plus confortable, où n'aurions par exemple pas à déboîter le tableau de bord pour régler la clim. Voyage de 4h environ, avec petite halte pique-nique à Havre de Grace, sur la rive est de la  Susquehanna River, au pied de son fameux phare. Arrivés en fin d'après-midi à Washington, il nous a resté le temps de poser nos valises à l'hôtel (près de Dupont Circle) et de faire une longue promenade vers la Maison blanche, le Washington monument (une obélisque garantie pas égyptienne dans laquelle on peut monter, à condition de prendre son ticket vcrs 7h30 du matin), le Mall, immense pelouse bordée de deux avenues et de musées qui joint, en gros le Capitole au à la Maison blanche (encore que le Capitole regarde l'Ouest, tandis que la Maison blanche regarde le sud). Repas dans une espèce de restaurant pas terrible, avec eau glacée et match de base-ball à gogo, mais bonne bière maison.

Le lendemain, le gros de la journée a été consacré au Musée de l'air et de l'espace. Une jolie exposition sur les premiers vols des frères Wright, un film Imax-3D sur la réparation du satellite-téléscope Hubble (mais au troisième rang tout à droite, la 3D ne marche pas bien), de nombreux avions, fusées, missiles (côte à côte, un missile SS-20 et un missile Pershing-II...), divers satellites et modules lunaires. Bien, mais un peu trop riche, et trop de monde. Par contre, la Food court censée refiler quelques calories au cours de la visite est en dessous de tout : c'est un McDo même pas amélioré, où la salade Caesar (morituri...) était aussi plus pire que dans tous les McDo du monde, mais peut-être meilleure que mon sandwich pain mou, viande en lamelles et sauce BBQ, le tout tiède (quelle idée d'avoir choisi ça!). A la sortie (vers 4pm), les enfants seraient bien retournés à l'hôtel faire trempette dans la piscine. Mais ils ont attendu avec une glace que je fasse un tour (seul!) dans le musée Hirshorn (art moderne, j'en reparlerai plus bas). Puis nous sommes rentrés vers l'hôtel, y avons trouvé un restaurant (une chaîne italienne, assez correct). Trempette pour les grands pendant que Laure et moi couchions Madeleine.

Le lendemain, 4 juillet, promettait quelques inquiétudes puisque sur le Mall devait se tenir les traditionnelles parades. Nous avons marché un peu vers le Capitole puis nous sommes engouffrés dans le National Art Museum, musée en deux parties (reliées par un souterrain et une cafétéria convenable), l'une consacrée à l'art moderne, et l'autre à l'art ancien. Cette visite nous a permis d'échapper complètement aux festivités et à la foule qui regardait le défilé. Nous, on n'était pas là pour se faire emmerder, on regardait les œuvres de Calder et Rodin. Les enfants étaient moyennement heureux, mais une partie du deal était de se cantonner à la sculpture et à une petite exposition de primitifs flamands, plus un Vermeer. L'autre partie de l'accord a été respectée l'après-midi avec la visite du Zoo de Washington. Quelques jolies bêtes (pandas « géants », jaguar, éléphant, lions, singes...), encore qu'il faisait trop chaud pour elles, comme pour nous. De ci, de là, quelques douches crachaient une petite bruine ; à leur vue, les enfants détalaient en courant se rafraîchir. Autre restaurant italien dans le même coin que la veille, un peu meilleur mais le service était trop lent. Arrivés à l'hôtel, nous avons pu admirer la crète du feu d'artifice (tiré vers 9pm, le soleil se couche tôt dans ces contrées).

Le dernier jour, nous avons commencé par poser devant la Maison blanche (pas très original, je sais, mais que celui qui ne s'est jamais fait photographier devant la Tour Eiffel me jette la première pierre), tenté de visiter les divers mémoriaux consacrés à (presque) toutes les guerres de l'histoire américaine, de la guerre de Sécession à celle de Corée en passant par les deux guerres mondiales. Mais il faisait vraiment trop chaud (presque 40°C) pour se risquer dans une zone apparemment peu ombragée. Nous sommes entrés dans la Freer Gallery (ex-collection privée), ressortis par la Sackler Gallery (art asiatique). Repas (cafétéria insipide) au cœur du Sculpture Garden qui héberge une vingtaine de scultpures monumentales, dont une station de métro Guimard et une araignée géante de Louise Bourgeois. Puis visite rapide du musée Hirshorn. C'est un musée circulaire sur pilotis, de quatre niveaux (trois se visitent), avec une fontaine au centre, et à chaque étage, deux parcours : peintures à l'extérieur, sculptures à l'intérieur. Le plus intéressant était, et de loin, la rétrospective Yves Klein, où l'on découvre qu'un tableau peut être uniformément bleu et touchant. (Au MoMa de New York, nous avions vu des tableaux noir et noir, bien moins intéressants.) Retour à l'hôtel, reprendre la voiture, puis à Princeton après quatre journées bien remplies !

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